Quel impact sur la forêt sur vos achats quotidiens, des biens de consommation à la nourriture ?
Au delà d'une sensibilisation, le site protégeons la forêt du WWF vous propose en complément explications et alternatives pour changer votre manière de consommer et réduire l'impact quotidien sur notre environnement :
Alto Rio Guama est une réserve amazonienne dans l'état du Para au nord du Brésil. Les plus de mille indiens de la tribu des Tembé-Ténêtéhar ont signé un contrat d'environs 365 000 euros par an pour la vente des crédits CO2 en échange de la préservation de la flore et de la forêt de la réserve représentant des milliers d'hectares.
C'est une entreprise etasunisienne, C-Trade, spécialisée dans le négoce des crédits carbones qui a signé le contrat avec les représentants des indiens dans la ville de Belem début juin.
Pour les entreprises d'exploitation forestière qui harcèlent et pénètrent régulièrement dans la réserve amazonienne cela risque de sonner le glas d'une période, les indiens disposant désormais d'un revenu régulier et stable pour devenir les gardiens de leurs territoires.
Une expérience à suivre sur le long terme, car malgré la limité des droits carbones que certains évoquent, ce type d'expérience à caractère privé et non initié par l'état Brésilien pourrait être une des solutions à la préservation des éco-systèmes de la planète : d'après l'IPAM, institut de recherches environnementales de l'Amazonie, ce territoire et les 61 réserves qui l'entourent, représente une captation de 15 milliards de tonnes de CO2 soit un tiers de la capacité de toute la forêt amazonienne.
Toujours selon l'IPAM, le dioxyde de carbone absorbé par la totalité des terres indiennes représente l'équivalent de 8 fois les réductions prévu par le traité de Kyoto...
Au delà du réel conflit entre les agrocarburants actuels et la nutrition des hommes atour des terres arables et des risques alimentaires, de nouvelles générations d'agrocarburants pourraient voir le jour, respectant l'équilibre entre la nécessité de nourrir l'homme et la nécessité économique et culturelle de la mobilité, grâce à la forêt et au bois.
"Selon Gilles Vaitilingom, chercheur en bio-énergie au CIRAD, les biocarburants de première génération représetent un détournement de cultures alimentaires à des fins non alimentaires.
Mais les cultures sont insuffisantes. De nouveaux biocarburants doivent être développés, tel que le bois dans les régions où il abonde. Michèle Pappalardo, présidente de l'ADEME, est favorable à cette démarche."
A voir également ern vidéo sur le sujet des agrocarburants avec Vodeo :
- Janghal - Voyage dans l'Amazonie du soja (4/5)
- Du sucre et des fleurs dans nos moteurs
Pour l' amour des forêts et la sauvegarde des espaces forestiers en péril, une vidéo de Greenpeace des plus suggestives, pour vous inciter à faire... l'amour dans la forêt et/ou faire des photos sur tout ce qui suggère l'amour dans votre forêt préféré !